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Décryptage

Chine : nouvelles violences meurtrières au Xinjiang

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Au moins douze personnes sont mortes dans cette région où s'affrontent communautés musulmane et chinoise.

China-Xinjiang-unrest-Tiananmen,FOCUS by Carol Huang This picture taken on November 6, 2013 shows a crowd of mainly Uighur shopping at a bazaar in Hotan, farwest China's Xinjiang region. The Muslim Uighurs of Hotan, according to Chinese authorities the home town of attackers who drove a car into crowds in Tiananmen square, say violence is driven not by global jihadism but a litany of police brutality, official discrimination and cultural repression. AFP PHOTO/CAROL HUANG (Photo Carol Huang. AFP)
Publié le 26/01/2014 à 12h13

Les troubles ethniques au Xinjiang entre les populations autochtones musulmanes et l’administration chinoise, qui ont fait au moins une centaine de morts depuis le mois d’avril dernier, dont des dizaines de policiers, continuent de gagner en intensité. Six personnes ont péri dans des «explosions» et six autres ont été tuées par la police vendredi à Xinhe, dans la préfecture d’Aksu, rapportent ce week-end les médias officiels chinois. Il s’agit de «terroristes», selon les autorités, qui ont une définition assez élastique de ce mot.

Des assaillants auraient attaqué avec des «explosifs», une boutique vendant de la viande de porc et un salon de massage, selon la version officielle des faits. Alors que la police tentait d’arrêter les coupables, des heurts auraient éclaté. La police aurait ouvert le feu et tué six personnes. Six autres personnes auraient péri dans l’incendie de leur véhicule, semble-t-il après que la police l’a embrasé en tirant sur le réservoir d’essence. En revanche, selon le Congrès mondial ouïghour, une organisation d’exilés du Xinjiang basée en Allemagne, aucun explosif n’aurait été lancé contre les deux boutiques en question, et tout aurait été déclenché par une manifestation pour demander la fermeture de ces deux échoppes considérées par la population comme non conformes aux préceptes islamiques. Comme c’est souvent le cas au Xinjiang, les deux parties en présence livrent fréquemment des interpretations des faits assez contradictoires. Il est d’autant plus d

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