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Obama tient son allié français en hôte estime

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Satisfait de l’engagement de Paris, le président américain sort le grand jeu pour recevoir François Hollande.

ParGrégoire Biseau
envoyé spécial
Lorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 11/02/2014 à 21h36

Douze sortes de pommes de terre, importées de New York, de l’Idaho et de Californie, du caviar de l’Illinois, du bœuf du Colorado avec croquant au bleu du Vermont, du chocolat de Hawaï avec tangerines de Floride : le magnifique dîner d’Etat offert hier soir par Barack Obama en l’honneur du président Français n’a sans doute oublié aucune des provinces américaines mais laissé peu d’espace au pays invité. Même les vins (morlet de Californie, chardonnay de Monticello…) étaient tous américains, et pas trop chers, a-t-on relevé côté français avec une pointe d’étonnement. La présidence Obama s’était vu reprocher des vins un peu trop coûteux lors d’un précédent dîner et semble cette fois avoir visé le sans-faute patriotique. La Maison Blanche assure que l’Elysée avait souhaité un repas typiquement américain.

En revanche, les officiels français auraient bien voulu un peu plus d’invitations à ce dîner : sur les plus de 300 convives, 30 places seulement ont été octroyées à la délégation venue de Paris. Comme toujours en ces occasions, Barack Obama a réservé la part belle à ses obligés, à commencer par les contributeurs à ses campagnes électorales. On se console côté français en rappelant que même les Britanniques avaient été traités aussi chichement lors du dîner d’Etat de David Cameron, en mars 2012.

«Quatre enfants». A ces quelques aigreurs près, le deuxième jour de visite a célébré, hier, une relation franco-américaine qui est plutôt bonne ces der

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