Menu
Libération
De notre correspondante

Bangui paralysé, entre violences et désillusion

Réservé aux abonnés

Huit personnes auraient été tuées et vingt autres blessées, hier, dans la capitale.

Des soldats de la Misca tirent sur des miliciens anti-balakas retranchés dans des quartiers proches de l'aéroport de Bangui, mercredi. (Photo Fred Dufour. AFP)
ParFlorence Richard
Bangui, correspondance
Publié le 19/02/2014 à 20h26

Les habitants de Bangui, la capitale centrafricaine, ont connu hier une nouvelle matinée de violences. Un début de journée ponctué de tirs à l’arme lourde et d’explosions dans plusieurs quartiers, notamment près de l’aéroport, dont l’accès était bloqué par une multitude de barricades érigées par les jeunes du quartier et des membres des milices chrétiennes anti-balaka. Huit personnes auraient été tuées et une vingtaine blessées, selon une source médicale.

Cette poussée de violence, qui a paralysé une partie de la ville, découle d’incidents survenus la veille au soir dans le quartier de Boy Rabé, l’un des principaux fiefs des anti-balaka, entre membres de la milice et militaires de la Misca, la force africaine. Un militaire français a été blessé par balles lors de l’intervention, mais ces jours ne sont pas en danger.

Convoi. Hier matin, la situation s'est à nouveau tendue avec le départ d'un convoi de musulmans vers le Tchad, escorté par l'armée d'Idriss Déby. «Les Tchadiens tirent à vue sur les gens, affirme le secrétaire général du gouvernement de transition, Gaston Mackouzangba. Je ne sais pas à quoi ils jouent, mais ils jouent avec le feu.»

Les représentants du gouvernement de transition de Centrafrique, dont une ministre, ont dû quitter à la hâte, quelques heures plus tard, l'hôpital communautaire de Bangui. Venus s'adresser aux blessés et à leurs familles, ils en sont repartis sous les huées de la foule. «Mon fils

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique