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Vu de Chine

La Chine étouffe sous la pollution et le déni

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Alors que le nord du pays vit depuis une semaine dans un smog écœurant, les autorités s'emploient à minimiser le problème.

A Pékin, le 25 février. (Photo Kim Kyung Hoon. Reuters)
Publié le 26/02/2014 à 11h25

«Le smog est si épais que je n'arrive plus à distinguer l'immeuble en face de chez moi. Je n'ose plus mettre le nez dehors, ça me rend malade», raconte Gao, une journaliste retraitée qui vit dans la banlieue de Pékin. Le taux de concentration des microparticules dans l'air de la capitale tourne depuis une semaine autour de 400 à 500 microgrammes par mètre cube – soit 16 à 20 fois le maximum conseillé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «Les gens sont de plus en plus exaspérés», note Gao.

A Shijiazhuang, une ville industrielle proche de Pékin où la concentration des microparticules dans l'air dépasse parfois 900 (36 fois le niveau maximum conseillé par l'OMS), un habitant a osé, mardi, porter plainte contre la municipalité. L'audacieux, Li Guixin, accuse les autorités de ne rien faire pour «contrôler la pollution» et ainsi de «faillir à son devoir». Il réclame qu'on lui rembourse l'argent qu'il a dépensé pour acheter les masques chirurgicaux qu'il porte en extérieur, un appareil à nettoyer l'air, et une machine à faire de l'exercice en intérieur. Il y a peu de chance que le tribunal accepte sa plainte, puisqu'elle met en cause les autorités.

Alors qu'une grande partie du nord de la Chine étouffe depuis plus d'une semaine sous un écœurant nuage d

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