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Barack Obama très timoré

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Washington menace… de ne pas participer au G8 de Sotchi. Et privilégie un simple isolement de la Russie, dont il a besoin sur d’autres dossiers.

ParLorraine Millot
De notre correspondante à Washington
Publié le 02/03/2014 à 21h26

«Que les choses soient claires : personne ici n'a envie de mourir pour la Crimée !» Formulé par un ancien diplomate américain, ce résumé pose bien les limites de la réponse de Barack Obama à l'invasion russe en Ukraine. Après une semaine de silence sur les événements à Kiev, le président américain s'est beaucoup démené ce week-end pour tenter de stopper les troupes russes, mais sans faire grand-chose jusqu'à présent que la démonstration de son impuissance.

Lecture. Les Etats-Unis auront été les premiers à mettre en garde la Russie contre une invasion de l'Ukraine… sans l'empêcher pour autant. Il y a une semaine, dimanche 23 février, tandis que la plupart des analystes assuraient que Vladimir Poutine ne commettrait jamais cette folie, la conseillère d'Obama pour la sécurité nationale, Susan Rice, l'évoquait, mettant en garde contre la «grave erreur» qu'elle constituerait. Pour autant, Obama a attendu que les forces russes soient déployées pour appeler Poutine, samedi, lui faire la lecture des traités internationaux protégeant l'intégrité de l'Ukraine et l'exhorter à une issue diplomatique. Ensuite, tandis que le président russe continuait à avancer ses troupes, la première réaction américaine aura été de le menacer d'un… boycott du sommet du G8 à Sotchi en juin. La Russie «pourrait même ne pas rester au sein du G8 si cela continue», a ajouté hier le secrétaire d'Etat, John Kerry.

«Si Poutine veut la Crimée, il

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