Les premières sanctions contre la Russie pourraient tomber dès «cette semaine» pour répondre à son invasion de la Crimée : c'est une question «de jours, pas de mois», ont fait savoir hier les dirigeants américains qui travaillent à tout un éventail de mesures, en concertation avec les Européens. Après le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, et avant la patronne de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, attendue aujourd'hui en Ukraine, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a fait une visite très symbolique à Kiev, hier. Il a à la fois rassuré les Ukrainiens du soutien occidental, exhorté la Russie au dialogue avec le nouveau pouvoir en place à Kiev ou les institutions internationales, et menacé Moscou de sanctions s'il s'obstine à envahir son voisin. La stratégie sur laquelle Américains et Européens ont réussi à s'entendre grosso modo est double : «embrasser l'Ukraine» et «isoler la Russie». «Les Etats-Unis seront aux côtés des Ukrainiens», qui ont fait le choix «irréversible» de la «liberté», a promis le toujours très lyrique Kerry.
«Bourse». Pour ce qui est d'«embrasser l'Ukraine», John Kerry a de nouveau fait miroiter hier à Kiev un milliard de dollars (730 millions d'euros), sous forme de garanties de prêts : une annonce déjà faite il y a quelques jours et qui devra encore être approuvée par le Congrès, a précisé hier la Maison Bl




