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Analyse

L’Europe divisée tâtonne, Obama hausse le ton

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Face à l’attitude martiale du Kremlin, l’Occident ne parvient pas à se mettre d’accord sur des sanctions.

Publié le 09/03/2014 à 21h36

Alors que la Russie renforce sa mainmise sur la Crimée avec quelque 30 000 soldats déployés sur le terrain et bloque toujours l'entrée dans la péninsule de la mission des 54 observateurs internationaux de l'OSCE, les Occidentaux tâtonnent dans leur riposte au fait accompli du Kremlin. Hier, dans des entretiens téléphoniques avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, David Cameron, Vladimir Poutine a souligné que la décision du Parlement régional de Crimée d'organiser le 16 mars un référendum sur le rattachement à la Russie avait été prise «par des autorités légitimes, dans le cadre de la loi internationale et pour garantir les droits légitimes de la population concernée». Le vice-chancelier social-démocrate allemand, Sigmar Gabriel, avait rencontré le président russe à Moscou la semaine dernière. «Il était amical dans le ton mais ferme sur ses objectifs», a-t-il reconnu dans une interview au Spiegel.

Réponse. Face à l'intransigeance croissante du Kremlin, qui n'a toujours pas donné suite à la proposition allemande, appuyée par la France, de la mise sur pied d'un «groupe de contact international», une réponse s'impose dans ce qui est la plus grave crise avec Moscou depuis l'effondrement de l'URSS. Mais les Vingt-Huit, au-delà du plus petit dénominateur commun mis en avant jeudi à l'issue de la réunion extraordinaire à Bruxelles des chefs d'Etat et de gouvernement -

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