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Récit

La contestation baisse d’un cran à Caracas

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Au Venezuela, l’opposition se divise et les manifs contre le gouvernement s’essoufflent.

Un manifestant antigouvernement à Caracas, dimanche. (Photo Jorge Silva. Reuters)
ParSimon Pellet-Recht
De notre correspondant à Caracas
Publié le 09/03/2014 à 20h16, mis à jour le 10/03/2014 à 10h47

«J'ai pris la décision de me séparer du parti car sa position sur le dialogue avec le gouvernement n'est pas la mienne.» A l'image de Hiram Gaviria et de deux autres députés de Un Nuevo Tiempo qui ont démissionné ce week-end, l'opposition vénézuélienne est morcelée. Elle n'arrive pas à lancer de message clair à destination des manifestants et la mobilisation s'essouffle.

«Incitation». Leopoldo López et María Corina Machado, les leaders de la droite dure, ont lancé le 23 janvier le mouvement «la Salida», destiné à faire tomber le gouvernement en «chauffant la rue». Début février, Leopoldo López a lancé au président, Nicolás Maduro, sur Twitter : «Viens m'arrêter si tu as des couilles.» Son souhait exaucé un mois plus tard pour «incitation à la violence», López tente désormais de devenir le nouveau martyr de l'opposition. Il mobilise sa femme, l'ancienne top-model Lilian Tintori : elle s'habille en blanc, se montre fleurs et colombe à la main, sans grand succès. Les partisans de son mari, chef de Volonté populaire (le quatrième parti d'opposition en termes de suffrages), ne se font guère plus nombreux. Leopoldo López a pourtant gagné du crédit auprès des plus radicaux. Sur la place Altamira, dans l'est huppé de Caracas, les jeunes qui affrontent la police se réclament du promoteur de la Salida. «L'idée est de générer du chaos jusqu'à en finir avec Maduro», explique un étudiant cagoulé.

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