Racontez votre vie et celle de vos proches à travers un livre ou un album photo : à la clé, plusieurs prix dotés au total de 13 000 euros. C’est le thème d’un concours lancé par le gouvernement de droite populiste de Viktor Orbán, qui offre aussi des subventions aux médias, aux églises et aux associations qui font la promotion de l’institution familiale. «Familles, on vous aime !» Le message n’est pas nouveau. Le Premier ministre - lui-même père de cinq enfants - et son parti, l’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz), célèbrent depuis longtemps les valeurs conservatrices. Mais il y a urgence : la population est passée sous les 10 millions d’habitants en 2010, et la Hongrie a l’un des taux de fécondité les plus bas d’Europe. D’où une politique familiale offensive.
«Nous nous sommes inspirés du modèle français pour mettre en place un système de quotient familial : plus on a d'enfants, moins on paie d'impôt sur le revenu», indique Miklos Soltesz, secrétaire d'Etat à la famille. Depuis le 1er janvier, ce système a été étendu aux familles qui touchent un bas salaire ou le revenu minimum : elles auront des réductions, non pas sur l'impôt, mais sur les charges sociales. Par ailleurs, l'allocation de congé de maternité - que le gouvernement a augmentée dès son arrivée au pouvoir en 2010 - va aussi être versée aux jeunes parents qui sont encore étudiants. Et le montant de l'allocation vient d'être doublé pour les couples qui ont rapidement un deuxième ou un troisi




