Vêtu d'un simple pull marron et d'un jean foncé, Mikhaïl Khodorkovski, l'homme qui fut l'oligarque le plus riche de Russie avant d'en devenir le prisonnier politique le plus célèbre, est venu hier présenter à quelques centaines d'étudiants de Kiev rassemblés à l'école polytechnique le visage de «l'autre Russie». Celle qui ne veut ni de la guerre ni de l'empire. Non pas pour des considérations morales, mais parce que ce conflit est «contraire à l'intérêt national russe».
«Le destin de l'Ukraine est important parce que s'il y a un conflit armé, c'en est fini de la démocratisation de la Russie», a confié Khodorkovski à des journalistes avant de repartir pour Berlin. Il aura finalement lancé peu d'initiatives concrètes si ce n'est la proposition d'organiser un congrès d'intellectuels russes et ukrainiens et celle d'envoyer des observateurs russes issus des ONG (et non du pouvoir) lors de l'élection présidentielle du 25 mai.
La veille, l'ancien PDG du géant pétrolier Ioukos - libéré en décembre, après dix ans passés sous les barreaux, par un Vladimir Poutine soucieux de faire bonne figure à la veille des JO de Sotchi - avait parlé sur la tribune de Maidan à une foule compacte réunie à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance du poète ukrainien Taras Chevtchenko. Une foule qui l'avait accueillie aux cris de «Russie, soulève-toi».
Braseros. Au cours de cette visite de trois jours, Mikhaïl Khodo




