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Récit

Crimée châtiment après le référendum prorusse

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L’UE et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions ciblées à effets limités.

Le drapeau russe flotte sur la place Lenine à Simféropol en Crimée, le 17 mars 2013. (Photo Dimitar Dilkoff. AFP)
Publié le 17/03/2014 à 20h26

Après le référendum entérinant l'annexion de fait de la Crimée par Moscou, les Européens comme les Etats-Unis se devaient de traduire en actes leurs mises en garde répétées. «Nous essayons d'envoyer le message le plus fort possible à la Russie afin qu'elle comprenne combien la situation est grave», a déclaré Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union. Hier après midi, les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Bruxelles ont, simultanément avec Washington, annoncé des sanctions ciblées à l'encontre de responsables russes et ukrainiens sans pour autant viser Vladimir Poutine ou des membres importants du gouvernement. Leurs avoirs en Europe ou aux Etats-Unis seront gelés et ils ne pourront obtenir de visas.

Canal. La liste américaine comprend 11 noms, dont notamment le vice-Premier ministre, Dimitri Rogozine, la présidente de la Chambre haute, Valentina Matvienko, ainsi que deux conseillers de Poutine, Vladislav Sourkov et Sergueï Glaziev. Celle des Européens vise finalement 21 personnes, un nombre nettement réduit alors que la Pologne, les pays baltes mais aussi les Scandinaves pressaient pour des sanctions plus amples. Les personnes visées par les Européens comme par les Américains sont des membres «suffisamment proches du premier cercle» pour que l'avertissement porte, mais en laissant un canal ouvert pour négocier. «Il faut faire preuve de beaucoup de fermeté et en même temps trouver les voies

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