Obama a enfin pris un vrai «tournant» de politique étrangère cette semaine, en annonçant jeudi ses premières vraies sanctions contre une série de proches de Vladimir Poutine et menaçant de s'attaquer bientôt à l'économie russe, s'accordent les analystes à Washington. Après avoir beaucoup tergiversé, et laissé Poutine annexer la Crimée, Barack Obama a annoncé jeudi le gel des avoirs de 20 proches du président russe ainsi que ceux de la banque Rossia, qui sert les intérêts du Kremlin. «Obama semble bien avoir pris un tournant, dit Anders Aslund, spécialiste de la Russie à l'institut Peterson. Et une fois engagé sur ce chemin, il n'y a plus de raison de s'arrêter. Nous sommes aujourd'hui en 1938 [au moment de l'annexion des Sudètes par Hitler, ndlr]. On veut éviter d'arriver à 1939 [l'invasion de la Pologne, qui a déclenché la Seconde Guerre mondiale]. La seule chose qui pourrait encore stopper Obama, c'est si l'Europe ne fait rien.»
Ajout. Celle-ci pour le moment emboîte le pas aux Etats-Unis : les vingt-huit ont signé vendredi le volet politique d'un accord d'association avec l'Ukraine et ajouté 12 noms à leur propre liste de Russes et Ukrainiens prorusses interdits d'UE.
Les sanctions américaines annoncées jeudi dernier «ne sont qu'un début», a aussi martelé la Maison Blanche : un troisième décret signé par Barack Obama ce jeudi permettra de s'attaquer aux «secteurs clés» de l'économie russe, si jamais V




