Menu
Libération

Le G7 met Vladimir Poutine en quarantaine

Réservé aux abonnés

Ukraine . L’exclusion du président russe du sommet d’hier est un moyen de pression supplémentaire.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 24/03/2014 à 21h26

Soutenir l’Ukraine et faire pression sur la Russie… mais surtout sans la provoquer : c’est entre ces écueils qu’ont navigué hier à La Haye les sept «grands» de ce monde, réunis en urgence par Barack Obama en réaction au coup de force russe en Ukraine. Une heure à peine d’échanges entre Barack Obama, Angela Merkel, Shinzo Abe, David Cameron, François Hollande, Stephen Harper (Canada) et Matteo Renzi (Italie) était prévue hier soir, mais le message était dans la tenue même de ce bref sommet à sept : la Russie a perdu sa place parmi les grands, gagnée en 1998 avec la création du G8. Tant que Moscou menace l’Ukraine et fait prévaloir la force pour redessiner les frontières européennes, le G8 n’a plus de raison d’être, s’accordent ses anciens partenaires. Ils ont prévenu hier la Russie qu’ils étaient prêts à renforcer les sanctions en cas d’escalade.

Résolution. Ce G7 a pu être improvisé en quelques jours du fait de la présence aux Pays-Bas des chefs d'Etat et de gouvernement, qui étaient réunis pour une autre initiative d'Obama, un sommet sur la sécurité nucléaire. Pour mieux isoler la Russie, le président chinois, Xi Jinping, présent au sommet sur le nucléaire, aurait pu être aussi symboliquement invité à se joindre à cet exceptionnel G7. Mais Pékin se garde bien de trop s'exposer sur la question ukrainienne et ses relations avec l'Occident ne sont pas assez bonnes pour avoir permis ce rapprochement.

La Russie continuait hier ses manœuvres su

Dans la même rubrique