Ils sont 46 à briguer la présidentielle ukrainienne du 25 mai, un scrutin dont on sait déjà qu’il ne sera pas reconnu par le puissant voisin russe qui, après avoir annexé la Crimée, la péninsule située dans le sud-est de l’Ukraine, entend fédéraliser le reste du pays de manière à pouvoir éventuellement le démanteler. Le dépôt des candidatures est clos depuis dimanche soir, mais la liste définitive ne sera connue que le 4 avril, après l’examen de chacun des dossiers.
Empire. Si les «petits candidats», comme le leader du Parti de l'Internet, Darth Vader, amusent déjà l'opinion, il est clair que la bataille va se livrer entre deux ou trois grands avec, largement en tête, le roi du chocolat Petro Porochenko, que les sondages créditent de 25% d'intentions de vote. L'oligarque, dont l'empire va de la confiserie aux médias - il est notamment propriétaire de la très regardée chaîne 5 -, a reçu ce week-end le soutien de l'ex-champion de boxe Vitali Klitschko, qui a retiré sa propre candidature à son profit. Klitschko, à la tête du parti Oudar («coup-de-poing») et l'un des chefs de file de la contestation du Maïdan, entre novembre et février, qui fit tomber l'ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch, a expliqué que l'ancienne opposition devait rester unie.
Ce message s’adresse en premier lieu à Ioulia Timochenko, l’égérie de la révolution orange de 2004, emprisonnée après l’arrivée au pouvoir en 2010 de Ianoukovitch et libérée à sa chute. Comme Kl




