Après plus de cinq semaines d’inaction, les autorités ukrainiennes ont repris mardi la main face aux paramilitaires d’extrême droite qui ont profité du Maïdan pour contrôler le centre de Kiev. Tirant parti d’une fusillade qui a fait lundi trois blessés sur Kreschatyk, l’artère principale de la capitale, le Parlement a voté ce mardi matin leur désarmement, par 256 voix pour et 47 abstentions.
Dans la matinée, la police a également expulsé Praviy Sektor, la principale milice d'extrême droite, de l'hôtel Dnipro dont elle occupait sans payer deux étages depuis la chute, le 21 février, du régime du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, et sa fuite à Moscou. «Seuls les membres des forces armées, de la garde nationale ou des services de sécurité d'Etat peuvent porter des armes», a déclaré le président par intérim Oleksander Tourtchinov. Les autres «sont des saboteurs qui travaillent contre l'Ukraine». Praviy Sektor s'est transformé à la mi-mars en parti politique et son leader, Dmitro Iaroch, a posé sa candidature à la présidentielle anticipée du 25 mai. Mais le groupe n'a pas pour autant changé ses méthodes d'action, refusant notamment d'entrer dans la garde nationale formée le mois dernier pour renforcer la surveillance des frontières face aux manœuvres de la Russie.
C’est près de l’hôtel Dnipro, à moins d’une centaine de mètres du Maïdan, la pla




