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Libération
Récit

Fort Hood, base à nouveau fusillée

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La tuerie commise par un soldat mercredi souligne les problèmes psychiques des vétérans américains.

ParLorraine Millot
correspondante à Washington
Publié le 03/04/2014 à 20h06

Cette fois-ci, le tueur était sous traitement : Ivan Lopez, 34 ans, était suivi pour «dépression» et «anxiété», a très vite expliqué le commandant de la base de Fort Hood, au Texas, après une nouvelle tuerie qui vient rappeler l'ampleur des problèmes mentaux dans les rangs de l'armée américaine. Vers 16 heures mercredi, le soldat Lopez a ouvert le feu sur ses camarades, faisant 3 morts et 16 blessés, avant de retourner son arme contre lui-même. «Il est tentant aujourd'hui de vouloir expliquer ce geste par la maladie mentale, observe le professeur de médecine Kenneth MacLeish, qui a passé un an à Fort Hood pour y étudier le quotidien des soldats, les pressions et traumatismes auxquels ils sont exposés. Mais il n'en faut pas moins rappeler que, statistiquement, il n'y a pas de corrélation entre maladies mentales et comportement violent.»

Originaire de Porto Rico, où il avait servi dans la garde nationale avant de rejoindre l'armée américaine, le soldat Lopez, qui était chauffeur de camion, avait été déployé quatre mois en Irak, en 2011, et disait en être revenu avec une «lésion cérébrale traumatique». Il était sous antidépresseurs, ont confirmé ses supérieurs, mais n'avait pas été directement blessé au combat. Traité par les services psychiatriques de l'armée, le soldat était en cours d'«évaluation» pour déterminer s'il souffrait de «trouble de stress post-traumatique», le fameux PTSD, qui affecte une énorme fraction des militaires a

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