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Libération

L’Allemagne cherche à calmer la fureur de Vladimir Poutine

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ParNathalie Versieux
Berlin, de notre correspondante
Publié le 06/04/2014 à 19h36

Après plusieurs jours de vive polémique avec Moscou, Berlin a tenté de désamorcer le conflit sur les propos prêtés au grand argentier allemand. Et de publier une mise au point, en fin de semaine, signée du porte-parole du gouvernement. «Il est indiscutable que l'ensemble des membres du gouvernement sont parfaitement conscients des énormes souffrances, des horreurs indescriptibles infligées pendant la Seconde Guerre mondiale au peuple russe au nom de l'Allemagne…» Selon la presse, Wolfgang Schäuble (CDU) aurait comparé, lors d'une rencontre avec des lycéens de Berlin lundi dernier, l'annexion de la Crimée par Vladimir Poutine à celle des Sudètes par Hitler en 1938. Cette annexion avait marqué le début des hostilités de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînera la mort de 20 millions de personnes en Union soviétique, où les forces spéciales de Hitler firent preuve d'une grande bestialité.

Le vétéran du gouvernement allemand est coutumier des propos provocateurs. Il s'était notamment attiré la colère des Grecs en critiquant leur calendrier électoral et en comparant le pays à un «puits sans fond». Mais cette fois, Berlin a mis une énergie particulière à amenuiser l'affaire. Schäuble, invité à participer à un débat télévisé pour s'expliquer, a démenti ces propos. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, interrogé sur l'opportunité d'une telle comparaison, a fait part de ses réticences. Angela Merkel, questionnée elle aussi sur le fa

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