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La leçon de démocratie des électeurs afghans

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Présidentielle . La participation au scrutin de samedi dépasserait les 50% en dépit des menaces des talibans.

Publié le 06/04/2014 à 19h36

Les Afghans ont voté. Et ils l’ont fait massivement au premier tour de la présidentielle de samedi alors que bien des observateurs estimaient que les électeurs, terrorisés par les menaces des talibans, et écœurés par la corruption systématique du gouvernement sortant, le népotisme et les magouilles des seigneurs de guerre, allaient fuir les urnes. La participation à ce scrutin présidentiel, première passation de pouvoir en Afghanistan d’un président démocratiquement élu à un autre, pourrait dépasser largement les 50%, ce qui serait largement supérieur à celle de la précédente en 2009 (30%).

«C'est comme si mes rêves devenaient rivalités, s'est exclamée Shukria Barakzaï, l'une des députées emblématiques du Parlement afghan. Ce fut une fantastique baffe à la figure des ennemis de l'Afghanistan, un bon coup de poing dans la tête de ceux qui croient que l'Afghanistan n'est pas mûr pour la démocratie

Le premier enjeu de l’élection, qui doit désigner parmi huit candidats le successeur de Hamid Karzaï à quelques mois du retrait de la coalition internationale organisée par l’Otan, était effectivement la participation. On pouvait craindre qu’elle soit limitée, les talibans ayant promis de terroriser le processus électoral. Or, leurs menaces n’ont pas suffi à décourager les 7 millions d’électeurs - au point que certaines villes ont manqué de bulletins de vote - y compris du côté des femmes, très présentes. Dans les campagnes, en revanche, plus soumises à la pression

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