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Crimée : les sanctions du Conseil de l’Europe

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Diplomatie . L’Assemblée parlementaire a décidé hier de priver les 18 députés russes de leur droit de vote.

Publié le 10/04/2014 à 19h36

En l'absence de toute «désescalade» dans l'est de l'Ukraine, où nul ne doute plus de l'implication de Moscou dans les troubles actuels à Donetsk, Lougansk et Kharkiv, l'Europe rajoute un train de sanctions à celles déjà prises contre la Russie depuis le début de la crise. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui siège à Strasbourg, a décidé hier de priver les 18 députés russes de leur droit de vote dans cette institution afin de punir Moscou pour avoir annexé la péninsule de Crimée, un territoire ukrainien peuplé à 60% de Russes. Cette suspension est valable jusqu'à la fin de l'année en cours.

«Farce». Après la deuxième guerre de Tchétchénie, en 1999, l'APCE avait une première fois eu recours à cette mesure, qui constitue la seule sanction prise à l'époque par l'Europe pour condamner les massacres de civils tchétchènes. La délégation russe a qualifié l'épisode de «farce», des propos qui s'adressent essentiellement à son opinion publique, qui soutient largement la politique de son gouvernement en Crimée. La délégation a également menacé de quitter l'Assemblée, composée de députés des 47 pays membres du Conseil de l'Europe.

Les dirigeants de l’Union européenne, qui ont, à l’instar des Etats-Unis, déjà adopté des sanctions - dont l’interdiction de visas et le gel des avoirs de fonctionnaires impliqués dans l’annexion de la Crimée -, pourraient pour leur part ajouter quelques noms à cette liste noire. Avec

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