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Analyse

Les succès en trompe-l’œil des troupes de Bachar al-Assad

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Si l’armée a repris le contrôle de la frontière libanaise, les insurgés tiennent la plupart de leurs positions.

Publié le 10/04/2014 à 20h06

C’est une nouvelle victoire militaire pour le régime de Bachar al-Assad, mais elle n’augure pas pour autant d’une fin prévisible de la guerre en Syrie. En prenant le contrôle total de Rankous, l’une des dernières localités tenues par les rebelles dans la région du Qalamoun, à la lisière du Liban et à 45 km seulement au nord de Damas, les forces loyalistes et les milices du Hezbollah ont parachevé mercredi leur contrôle sur la frontière syro-libanaise. Les lignes d’approvisionnement des rebelles à partir du Liban sont désormais largement coupées, d’autant que Yabroud, autre bastion tenu par les insurgés dans le Qalamoun, avait déjà été conquis le 15 mars. Les affrontements ont été très durs et les bombardements intensifs.

A présent, l’armée syrienne et ses alliés libanais, qui combattent en première ligne, visent la localité chrétienne de Maaloula, à mi-chemin entre Yabroud et Rankous, et la petite ville de Zabadani, sur une route reliant Damas au Liban.

Comme il se doit, le régime syrien crie victoire à pleins poumons. Ses alliés aussi. «L'alternative est claire : soit il y a un accord avec Al-Assad pour arriver à un résultat, soit la crise reste ouverte avec le Président qui conserve la haute main sur la direction du pays», déclarait hier Naïm Qassem, le numéro 2 du Hezbollah à Reuters, à l'adresse des Etats-Unis et des pays occidentaux. Même son de cloche à Moscou où, la semaine dernière, l'ancien Premier ministre russe Sergueï Stepachine assurait que Bachar al-Assa

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