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Ukraine : où Poutine s’arrêtera-t-il ?

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Le déploiement d’hommes armés près de la frontière russe aggrave encore la plus forte crise entre l’Est et l’Ouest depuis la fin de la guerre froide.

Publié le 14/04/2014 à 20h16

Les assauts menés depuis samedi par des activistes prorusses dans plusieurs villes de l'est de l'Ukraine sont visiblement coordonnés. Personne ne doute de l'implication de Moscou dans ces événements, qui rappellent le scénario mis en œuvre en Crimée, avec déploiement d'hommes armés visiblement bien entraînés, aux uniformes sans identifications, proclamations de «républiques souveraines» et appels à la «mère patrie». C'est une nouvelle aggravation de la crise, alors que Washington et les Européens relancent leurs mises en garde au Kremlin.

Quels sont les risques d’escalade ?

La déstabilisation de l'est de l'Ukraine, avec près de 40 000 soldats russes massés à la frontière, fait encore monter la tension. «Il faudrait moins de cinq jours aux forces russes pour prendre le contrôle de l'Ukraine», a estimé un haut responsable de l'Otan. «Tous les marqueurs d'une assistance "fraternelle" imminente à une population ethniquement russe prétendument menacée sont en place», note l'analyste américain Michael Weiss dans Foreign Policy. Certes, il s'agit avant tout pour Vladimir Poutine d'effectuer une pression maximum avant la réunion UE - Etats-Unis - Russie - Ukraine, le 17 avril, mais il pousse d'autant plus son avantage que, jusqu'ici, les réactions des Occidentaux sont restées pour le moins mesurées. «Son véritable objectif est la vassalisation de l'Ukraine et la Crimée n'était pour lui qu'un lot de

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