Avec l'accord quadripartite du 17 avril, qui prône l'évacuation des bâtiments occupés et la dissolution des groupes armés illégaux, le gouvernement ukrainien, dont la politique vis-à-vis de l'est du pays s'est montrée pour le moins hésitante, entre rodomontades et esprit de conciliation, dispose au mieux d'un court répit. Encore que dans les fiefs séparatistes, comme Donetsk, les leaders autoproclamés n'ont pas montré depuis jeudi la moindre volonté d'évacuer les bâtiments qu'ils ont saisis avec l'appui camouflé d'agents des forces russes. L'accord n'a pas été signé «en notre nom», mais «au nom de la Russie», a déclaré un des responsables de la fantomatique «République de Donetsk», proclamée le 7 avril, qui a ajouté que le référendum d'autonomie prévu le 11 mai était maintenu. Moscou, qui avait avant Genève réclamé en vain une chaise pour les séparatistes, à égalité avec le gouvernement officiel de Kiev, reviendra certainement à la charge avec cette revendication.
Créatures. Mais ni Washington ni Bruxelles n'accepteront de croire que Moscou, à qui il revient de faire exécuter sa part de l'accord, n'a aucune influence sur ses créatures. Et la Russie, qui a gagné du temps face aux menaces de sanctions, risque de se voir appliquer les mesures additionnelles annoncées par Barack Obama pour remédier à l'absence de progrès (lire ci-contre).
Pour le gouvernement de Kiev, mis en place après la fuite de l’ex-président Vik




