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Décryptage

Un accord pour la forme qui ne met pas fin à la crise

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Moscou s’entête. L’Occident ne renonce pas aux sanctions.

Des militants pro-russes armés tiennent une barricade et les locaux de l'administration régionale à Slavyansk, à l'est de l'Ukraine le 18 avril 2014 (Photo Genya Savilov. AFP)
Publié le 18/04/2014 à 19h06

Ténu signe d’espoir d’une désescalade, l’accord de Genève annoncé jeudi soir par les ministres des Affaires étrangères de la Russie, des Etats-Unis, de l’Union européenne et de l’Ukraine, montre nombre d’ambiguïtés. La Russie ne lâche rien sur le fond et les Occidentaux veulent maintenir la pression.

Pourquoi ce scepticisme ?

Rien n'est réglé même si, pour la première fois depuis le début de la crise, toutes les parties se sont assises à une même table - y compris le ministre russe, Sergueï Lavrov, et son homologue ukranien - pour aboutir à une déclaration commune. «C'est un premier pas important, mais beaucoup d'autres doivent suivre», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangeres, Frank-Walter Steinmeier, tout en reconnaissant lucidement que «le document lui-même est moins important que ce qui va se passer sur le terrain». Or, les séparatistes ne désarment pas, maintenant leurs exigences (lire cicontre). Et le contenu même de l'accord leur offre des prétextes faciles, ainsi qu'à Moscou, pour continuer leur dépeçage. Demandant le désarmement de «tous les groupes illégaux» et l'évacuation des bâtiments occupés illégalement, le document appelle en effet «à ce que toutes les rues, les places et autres lieux publics des villes ukrainiennes soient libérés», mettant sur le même plan ce qui se passe à l'est et la poursuite de l'occupation de Maidan à Kiev ou la constitution de groupes d'autod

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