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Interview

«Ma vie a changé quand je suis devenu le photographe de Madiba»

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Hommage à Madiba, nom de clan tribal de Mandela. (Photo Alexander Joe. AFP)
ParPatricia Huon
correspondante de Libération en Afrique du Sud.
Publié le 24/04/2014 à 18h06

Peter Magubane, né en 1932, a grandi à Sophiatown, Johannesburg. Un quartier dont les habitants noirs seront expulsés pour céder la place aux nouveaux résidents blancs. C'est au moment de ces évictions, à partir de 1955, que Magubane commence sa carrière de photographe au sein du célèbre magazine sud-africain Drum. Il a documenté en images l'histoire de l'Afrique du Sud pendant plus d'un demi-siècle, couvrant des événements tels que le massacre de Sharpeville en 1960, le procès de Rivonia en 1963, ou les émeutes de Soweto en 1976. Sous l'apartheid, il a été arrêté, détenu à l'isolement pendant 586 jours, et interdit de photographier durant cinq ans. «Son engagement dans le photojournalisme a aidé à paver la route vers la transformation de l'Afrique du Sud», dira de lui Nelson Mandela, qui l'a choisi pour être son photographe officiel après sa sortie de prison, en 1990. Les photos de Magubane ont été publiées dans de nombreux magazines et exposées partout dans le monde. L'une d'elles est celle de Mandela qui dépose son bulletin de vote dans l'urne, lors des premières élections démocratiques le 27 avril 1994. Désormais âgé de 82 ans, gravement malade, le photographe a reçu Libération dans sa résidence de Melville, un quartier de Johannesburg, pour partage

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