L’Irak s’enfonce jour après jour dans la violence, l’extrémisme regagne du terrain, les institutions politiques sont quasiment paralysées et le Parlement ne remplit guère son rôle. La corruption dévore l’administration, les services publics ne cessent de se dégrader, les infrastructures de se détériorer et le chômage (environ 16%) reste endémique. Malgré ce bilan pour le moins contestable, c’est le Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, qui apparaît comme le favori des législatives qui se déroulent aujourd’hui dans le pays.
Le paradoxe est bien là : homme à poigne, le chef de file chiite, en lice pour un troisième mandat, a exacerbé les tensions entre sa communauté et la minorité sunnite, au lieu de les réconcilier. Mais c’est en raison de cette main de fer et de son refus de composer avec les sunnites, associés à une parole très virulente, y compris contre les Etats voisins accusés nommément d’ingérences, que les électeurs irakiens, du moins les chiites, risquent de voter pour lui. C’est dire si l’Irak apparaît toujours fracturé par le confessionnalisme.
Milices. C'est bien sûr l'actuelle spirale de violences qui a placé la sécurité au centre des débats de ce scrutin législatif - le quatrième depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003, et le premier depuis le départ sur la pointe des pieds des Américains, fin 2011 -, auquel sont invités à participer plus de 20 millions d'Irakiens.
Ces derniers jours ont été sanglants pour les for




