Ce week-end, aux Etats-Unis, le mouvement Occupy va accoucher d’un parti politique : l’After Party. Plusieurs centaines de militants sont attendus à Detroit pour lancer ce nouveau mouvement, servir à manger aux pauvres, nettoyer la ville, bêcher la terre pour créer des jardins urbains ou installer des panneaux solaires.
Plus de trois ans après Occupy Wall Street, qui avait essaimé dans les grandes villes américaines, le mouvement - du moins sa partie la moins anarchiste - cherche à renaître sous forme politique, mâtinée de caritatif. «Quand nous protestions contre les banques ou contre le capitalisme, les gens nous disaient sans cesse : "OK, vous êtes contre tout cela, mais qu'est-ce que vous voulez, pour quoi êtes-vous ?" explique Carl Gibson, ancien d'Occupy Houston et porte-parole de l'After Party. Nous allons montrer que nous agissons, en aidant les gens.»
Manifeste. Comme son nom le promet, l'After Party compte garder une dimension festive, mais s'est aussi assigné un «plan en dix ans» pour défaire les «politiciens corrompus» aux élections locales puis nationales, présenter ses candidats dès 2016 au niveau des municipalités ou des Etats, et même partir à l'assaut du Congrès en 2024, révèle Carl Gibson. Parmi les dizaines de milliers d'occupiers qui avaient campé dans les grandes villes à l'automne 2011, beaucoup avouent avoir baissé les bras et ne pas se reconnaître dans cet After Party au




