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Analyse

L’Europe attend la présidentielle pour réagir

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La crise inquiète les Occidentaux, qui restent divisés sur des sanctions vis-à-vis de la Russie.

Publié le 11/05/2014 à 19h56

Il y a les mots, comme ceux prononcés hier à Bakou par le président français François Hollande, dénonçant «de vraies-fausses consultations nulles et non avenues» à propos du référendum organisé hier par les rebelles prorusses. Dans ce voyage de trois jours prévu de longue date dans le Caucase du sud, la crise ukrainienne est omniprésente même si l'on rappelle à l'Elysée «qu'il est hors de question de jeter de l'huile sur le feu» et que la priorité reste «la désescalade». La Géorgie, qui a signé à l'automne l'accord d'association avec l'Union européenne rejeté par les autorités d'alors de Kiev, s'inquiète à raison et ne cache pas son désir d'Otan alors que l'Arménie, elle, a choisi le camp russe. Si les Occidentaux sont unanimes à refuser toute légalité et légitimité au référendum des séparatistes de l'Est ukrainien, ils ne savent que faire au-delà des mots alors que le scénario en cours rappelle celui de la Crimée - même si les populations concernées y sont selon les sondages en majorité hostiles à un rattachement à la Russie, que d'ailleurs le Kremlin, soufflant le chaud et le froid, évite d'évoquer ouvertement.

Lest. Pour les Américains comme pour les Européens, l'échéance la plus importante est une élection présidentielle «libre et équitable» en Ukraine le 25 mai. «Un échec à la tenue d'une élection internationalement reconnue déstabiliserait encore plus le pays», ont mis en garde dans une déclaratio

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