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Analyse

Boko Haram : la traque mondiale

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La France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et Israël vont apporter leur aide au Nigeria pour libérer les lycéennes kidnappées par les islamistes.

Une manifestante proteste contre l'enlèvement des lycéennes devant l'ambassade du Nigeria à Londres, le 9 mai 2014. (Photo Olivia Harris. Reuters)
Publié le 12/05/2014 à 19h36

En quelques jours, ce sont plusieurs dizaines d’agents du renseignement qui ont débarqué au Nigeria en provenance des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de France. Leurs satellites espions, dit-on, pourraient être repositionnés au-dessus du nord du Nigeria pour aider à localiser plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril par le mouvement islamiste Boko Haram à Chibok. Certains experts évoquent même le recours possible aux drones français et américains qui stationnent à Niamey, la capitale du Niger voisin.

Et ce n’est pas fini : la Chine et Israël ont également proposé leur aide aux autorités d’Abuja qui, officiellement, accueillent désormais toutes ces offres de service à bras ouverts. Longtemps, elles ont renâclé à accepter toute forme d’ingérence étrangère dans leurs affaires, y compris et peut-être surtout sur le plan sécuritaire. Le Royaume-Uni (l’ex-puissance coloniale) et les Etats-Unis avaient ainsi déjà proposé leur aide aux autorités du Nigeria par le passé. En vain.

«Désaveu». La mobilisation de la communauté internationale, notamment sur le terrain médiatique, semble avoir eu raison des dernières réticences du Président, Goodluck Jonathan. «Pour un pays qui prétend au leadership régional, et même continental, le désaveu est cruel», explique Mathieu Pellerin, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Reste à savoir si elle peut réellement faire la différence dans la lutte antiterroriste ou s'il s'agi

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