La nouvelle a suscité un vif émoi parmi les militants tunisiens: l’activiste Azyz Amami, figure de la contestation en 2011 et toujours actif depuis, a été interpellé par la police lundi soir en compagnie de son ami photographe Sabri Ben Mlouka, lors d’un contrôle routier ordinaire. Ils ont tous deux été placés en garde à vue. Selon leur avocat Bassem Trifi, ils sont sous le coup d’une investigation pour consommation et détention de cannabis.
«La police dit avoir saisi une très petite quantité, Azyz nie qu’elle lui appartienne»,
explique Bassem Trifi, qui accuse :
«Dès que les policiers ont reconnu Azyz, leur attitude a changé et ils l’ont tout de suite fouillé».
Selon lui, le jeune homme aurait également reçu des coups, une pratique encore très répandue dans les postes de police.
Sous Ben Ali, Azyz Amami avait milité activement contre la censure. Pendant le soulèvement de 2011, il avait contribué à diffuser des vidéos de la répression, ce qui lui avait valu une semaine d'arrestation. Depuis la chute du dictateur, il a participé à de nombreuses mobilisations. Ces dernières semaines, il était notamment le porte-voix d'un mouvement appelé «Moi aussi, j'ai brûlé un poste de police». Il était récemment l'invité d'une célèbre émission télé, à ce propos.
La détention et la consommation de cannabis sont sévèrement punies en Tunisie. La loi sur les stupéfiants, dite «loi 52», les sanctionne d'u




