Peut-on encore éviter la reprise des combats entre l’armée malienne et les séparatistes touaregs du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad)? Une course contre la montre est engagée avec la
[ brusque dégradation de la situation à Kidal ]
, à l’extrême Nord du Mali, où des soldats maliens et des combattants de groupe armés se sont affrontés samedi. Le mouvement touareg détient une trentaine de personnes au siège du gouvernorat de Kidal, pour l’essentiel des militaires et des fonctionnaires. L’ONU, Paris et Washington réclament unanimement leur libération. François Hollande s’est entretenu à ce sujet ce lundi matin avec son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta (dit «IBK»). Les Nations unies ont par ailleurs dénoncé «
l’assassinat de deux civils et de six officiels maliens»
, parlant de «
crimes barbares»
.
Bamako affirme pour sa part avoir envoyé des renforts militaires, se disant prêt à passer l'action pour reprendre le contrôle de la localité considérée comme le fief de clans touaregs puissants dans la région. Côté MNLA, on indique avoir dépêché un émissaire à Rome pour entamer des négociations en urgence avec les autorités maliennes, sous l'autorité de la communauté catholique San Egidio (acteur régulier dans le règlement des conflits en Afrique). Selon un proche du mouvement, le MNLA proposerait un échange global de prisonniers, reprochant à Bamako de n'avoir pas totalement appliqué l'un des engagements contenus dans les




