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Les milices d’autodéfense rentrent dans le rang

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Publié le 19/05/2014 à 20h06

Comment désamorcer une insurrection civile ? Le gouvernement mexicain a trouvé le mode d’emploi dans l’Etat du Michoacán (dans le centre du pays, sur la côte Pacifique), où son autorité était bousculée depuis plus d’un an par des groupes civils d’autodéfense. Ces derniers, qui avaient pris les armes pour résister aux agressions des narcotrafiquants, marchent désormais au pas. Un corps de police a été créé sur mesure pour absorber la rébellion populaire. Les anciens insurgés intègrent désormais la «Force rurale». Depuis ce week-end, les groupes civils n’agissent plus en marge de la loi : ils revêtent un uniforme, brandissent des armes et conduisent des véhicules fournis l’Etat. Les barrages routiers (plus de 120) qu’ils avaient installés ont été démantelés. Bref, ils sont rentrés dans le rang.

Le gouvernement du président Enrique Peña Nieto a exhibé la régularisation des milices civiles comme un succès, lui qui semblait dépassé depuis plusieurs mois, pris en tenaille entre une armée populaire et des cartels, recherchant désespérément à reprendre le contrôle d’une région qui lui échappait.

Au préalable, les groupes d’autodéfense ont pris leurs distances avec José Manuel Mireles, le charismatique médecin qui dirigeait le mouvement depuis ses premières heures. Intransigeant dans son refus de déposer les armes, l’homme au verbe haut est désormais décrié et repoussé par ses ex-camarades. Des photos montrant Mireles posant avec le cadavre d’un homme abattu ont poussé les autorités à

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