A l'exception de l'est du pays, la participation au scrutin présidentiel ukrainien de dimanche promet d'être plus élevée que d'habitude. L'heure est grave. Depuis la fuite en Russie de l'ex-président Viktor Ianoukovitch, le pays est dirigé par un président par intérim et un gouvernement par intérim. La Crimée a été annexée par le voisin russe qui joue la déstabilisation des régions frontalières. Kiev veut pouvoir lui opposer un président fort de la légitimité des urnes. La campagne a été plutôt terne : peu d'affiches, peu de débats et même peu de meetings. Peu d'argent donc, et aussi peu d'argent sorti des caisses de l'Etat puisque aucun sortant (Premier ministre ou Président) n'est en lice. Une première donc. Nous avons demandé à des électeurs rencontrés dans le centre ville de la capitale s'ils avaient déjà fait leur choix.
«Porochenko est le moindre mal»
Vitaly Vozny, 30 ans, importateur de vin
«Je suis allergique à Timochenko»
Katia Soroka, 28 ans, experte en développement chez Ernst et Young
J’hésite encore entre deux candidats. J’aime bien le programme d’Oleg Liachko. Et de l’autre côté, je penche pour Porochenko car il est le seul candidat capable d’empêcher Timochenko d’arriver au pouvoir. Je suis allergique à cette femme, car je n’aime pas les gens qui sont incorrigibles et font tout le temps les mêmes erreurs. Timochenko n’écoute pas ce que le peuple lui dit. Porochenko lui est un bon manager mais je ne lui fais pas vraiment confiance. Mais au moins, il est reçu chaleureusement en Europ




