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Des hypothèses, mais pas de pistes concrètes

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La tuerie n’avait pas été revendiquée, hier, mais les soupçons se tournent vers une possible attaque jihadiste.

Publié le 25/05/2014 à 20h26

L'attaque de samedi au Musée juif de Bruxelles a été menée par un homme «probablement seul» et «bien préparé». Mais pour le reste, ce sont des hypothèses, car hier, en fin de journée, la tuerie n'avait toujours pas été revendiquée. Le modus operandi n'en rappelle pas moins de récentes attaques, à commencer par celles commises par Mohamed Merah dans la région toulousaine : un tueur isolé, avec éventuellement un petit groupe autour de lui.

«On est probablement en face de personnes déterminées qui avaient repéré les lieux et savaient que le Musée juif était l'un des seuls lieux de la communauté juive qui n'était pas protégé par la police ou d'une autre manière et qu'il représentait donc une cible facile», remarquait à chaud sur RTL-TVI l'expert en terrorisme Claude Moniquet, soulignant que «ce commando de tueurs [était] susceptible d'agir à nouveau». La justice belge reste prudente, «n'excluant aucune piste» et, hier encore, le parquet ne voulait pas confirmer qu'il s'agissait «d'un acte terroriste ou antisémite». On ne peut exclure l'action d'un tueur néonazi fasciné par le carnage solitaire du Norvégien Breivik. Mais la plupart des experts regardent plutôt vers le jihadisme.

Vivier. Ensanglantée dans les années 80 par plusieurs attentats antisémites, dont le dernier en date, en octobre 1989, visait Joseph Wybran, une personnalité de la communauté juive, la Belgique a depuis été épargnée

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