Tetyana et Sacha (photo ci-contre) ont revêtu leur traditionnelle chemise brodée ukrainienne pour aller
.
«Depuis Maïdan, et surtout depuis l’annexion de la Crimée, ce vêtement est à la mode»
, reconnaît Natacha, la secrétaire du bureau de vote 80090063, au centre de Kiev. Aux portes de cette école, l’affluence était record.
«Si ça continue à ce rythme, on aura peut-être une participation de 70 à 80 %»
, dit-elle sous l’œil attentif de 23 observateurs issus des partis, de la société civile et des organisations internationales.
«Dans certains bureaux, a raconté le politologue Igor Kogout, il fallait faire une heure et demie de queue avant de mettre son bulletin dans l'urne. Moi j'ai eu de la chance, je n'ai attendu qu'une demi-heure.» Signe de mobilisation, cette affluence, a fait remarquer sa collègue Darina Sokolova, du centre Razoumkov, relève aussi de la «mauvaise organisation». Cette élection qui doit donner un successeur à Viktor Ianoukovitch, chassé par la rue en février, et résoudre le très délicat problème des relations avec la Russie, a été préparée en trois mois, un laps de temps insuffisant pour tout organiser.
Certaines commissions ont moins de membres que d'ordinaire, ce qui accroît le temps d'attente, et a beaucoup découragé les plus jeunes, qui ont souvent tourné les talons en promettant de revenir plus tard. Plus de 40% d'électeurs avaient voté à 15 heures, selon la commission électorale centrale. Le taux de participation




