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Analyse

Les sociaux-démocrates échouent à prendre le Parlement de Strasbourg

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Les conservateurs gardent la majorité alors que les populistes progressent.

ParMarc Semo
Jean Quatremer
BRUXELLES (UE), de notre correspondant
Publié le 25/05/2014 à 21h26

Il y a une sinistre exception française. Les partis démocratiques et europhiles ont dans la plupart des 28 Etats membres remporté le scrutin européen, même si la poussée d’un vote protestataire, anticipée dans les sondages, s’est confirmée. Selon les premières estimations, l’hémicycle reste dominé de la tête et des épaules par la droite, mais une droite désormais divisée entre partis europhiles en perte de vitesse, et europhobes en forte progression. Les deux premiers groupes politiques resteront, par ordre d’importance, le Parti populaire européen (PPE, conservateur) et les socialistes (S&D). Ces derniers espéraient, à la faveur de la crise qui a montré les limites des politiques de déréglementation, passer en tête pour la première fois depuis 1999. C’est raté : le PPE devrait les devancer d’une vingtaine de sièges.

Bataillons. Certes, les socialistes ont réduit leur handicap : en 2009, dans un Parlement qui comptait alors 766 sièges (contre 751 aujourd'hui), les conservateurs disposaient de 78 sièges d'avance. Mais c'est une déception pour le socialiste allemand Martin Schulz, tête de liste de sa famille politique, qui voit ses chances de devenir président de la Commission fortement compromises. Les libéraux devraient aussi perdre des plumes. Le plus préoccupant pour l'avenir est le grave affaiblissement de la France, dont l'influence sera réduite à la portion congrue au sein des groupes qui font la politique européenne, le PPE et le PS

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