La nouvelle de l’abdication du roi Juan Carlos n’avait pas encore été confirmée que, déjà, le nom de Felipe VI était sur toutes les bouches et sur toutes les ondes. Avant même que le «Prince des Asturies» Felipe puisse être confirmé via le processus prévu par la Constitution, cet héritier de 46 ans se voyait intronisé par tout ce que l’Espagne compte de dirigeants, de ministres et de personnalités de la politique.
Ce n'est pas neutre : de la part des deux principaux partis, le Parti populaire (PP, au pouvoir) et le Parti socialiste (PSOE), il est crucial de montrer à l'opinion publique que la monarchie doit perdurer en Espagne, au lendemain de l'abdication de celui qui, pendant trente-neuf ans, a été le chef d'Etat d'une démocratie fragile. Signe des temps, le quotidien monarchiste ABC s'est hâté, dans sa version digitale, d'exposer en grand «les cinq bonnes raisons de ne pas changer de régime».
«Garantie de stabilité, et de maturité nécessaire»
Mardi, un Conseil des ministres extraordinaire se tiendra pour approuver, par la voie express, une loi facilitant le passage de relais entre le monarque bourbon et son fils aîné, le prince héritier Felipe qui, depuis deux bonnes décennies, se forme pour occuper le poste suprême. Etant donné que les deux grandes formations politiques représentent plus de 80% des sièges au Parlement national, aucun obstacle majeur ne devrait compliquer cette transition historique, qui devra obtenir l'aval de l'Assemblée puis du Sénat avant que le nouveau souverain puisse faire sa déclar




