Le président russe, Vladimir Poutine, dont l'interview à TF1 a été diffusée mercredi, a suscité de multiples réactions sur les réseaux sociaux, jeudi. Pas parce qu'il a annexé la Crimée, ni parce que ses troupes ont massacré des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes en Tchétchénie ou qu'il a jeté de nombreux opposants en prison. Pas non plus parce qu'il anime la guerilla séparatiste à l'est de l'Ukraine. Mais parce qu'à la suite d'une erreur (ou plutôt une imprécision) de traduction lors de l'entretien, il a montré du mépris pour les femmes.
Interrogé sur ce qu'il aurait répondu à Hillary Clinton (qui l'a comparé à Hitler) s'il l'avait eue en face de lui, il a déclaré, selon cette traduction, qu'«il est préférable de ne pas débattre avec les femmes», alors qu'il aurait fallu lire «il est préférable de ne pas se disputer (ou ne pas polémiquer) avec les femmes». Le verbe «sporitsya» a bien ce double sens, qui dépend donc du contexte. «Quand les gens dépassent les limites, ce n'est pas parce qu'ils sont trop forts, mais parce qu'ils sont trop faibles. Mais peut-être que la faiblesse n'est pas vraiment un défaut pour une femme», a poursuivi le traducteur de TF1, commettant un nouvel impair. La phrase russe signifiant plutot : «La faiblesse n'est pas vraiment la pire des




