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Analyse

Vladimir Poutine en terrain miné sur les plages du Débarquement

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Le président russe rencontrera ses homologues européens et américain pour la première fois depuis l’annexion de la Crimée. Les Occidentaux ne baissent pas la garde sur les sanctions.

Vladimir Poutine, le 31 mai 2014 à Moscou. (Photo Mikhail Klimentyev. AFP)
Publié le 05/06/2014 à 20h06

Le dîner en compagnie de Barack Obama se tenait dans un restaurant étoilé près de la place de l'Etoile, le Chiberta. Pour Vladimir Poutine, c'était un souper à l'Elysée. Avec les commémorations du 70e anniversaire du D-Day, François Hollande se retrouve au cœur du grand jeu d'une diplomatie qui n'est pas seulement hôtelière, et il espère y jouer un rôle de facilitateur. Avec la venue à Paris puis, vendredi, sur les plages de Normandie, des chefs d'Etat ou de gouvernement américain, britannique, allemand et russe, mais aussi du nouveau président ukrainien, Petro Porochenko, tous les protagonistes de la crise sont là.

Le Premier ministre britannique doit aussi rencontrer Vladimir Poutine, tout comme la chancelière allemande, qui doit s'entretenir avec lui juste avant le début des cérémonies. Aucun tête-à-tête n'est officiellement prévu entre le président américain et son homologue russe, qui continue de clamer, comme dans une interview mercredi soir à TF1 et Europe 1, «que la politique la plus agressive est la politique américaine». Dans ce même entretien, il affirmait pourtant : «Je ne compte éviter personne et parlerai évidemment à tout le monde.» D'aucuns espèrent même quelques mots, voire une poignée de main, avec Petro Porochenko.

Lest. Alors que s'ébauchent les premiers signes d'une désescalade qu'ils espéraient tant, les Occidentaux vont donc s'expliquer directement avec Poutine pour la première fois depui

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