Barack Obama ne restera pas les bras complètement croisés. «L'Irak va avoir besoin de plus d'aide», a déclaré jeudi le président américain, assurant que son équipe «travaille vingt-quatre heures sur vingt-quatre» pour «fournir plus d'assistance» au gouvernement irakien. «Je n'exclus rien», a promis Obama, indiquant qu'un soutien militaire doit être apporté «à court terme», mais sans spécifier encore sa nature.
En parallèle, les diplomates américains avaient demandé, jeudi, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour exprimer leur vive préoccupation. «Les Américains veulent surtout signaler qu'ils ne veulent pas gérer l'Irak tout seuls», glissait, jeudi, un diplomate à New York, prévenant qu'il ne fallait pas trop attendre de cette réunion.
Immunité. La grande question posée à Washington est de savoir si l'administration Obama va étendre à l'Irak ses frappes aériennes pour s'attaquer à l'EIIL comme elle s'attaque aux autres mouvances d'Al-Qaeda au Pakistan ou au Yémen. Bagdad en a fait la demande, mais n'a toujours pas reçu de réponse ferme de Washington. «Je ne crois pas qu'Obama sache lui-même ce qu'il va faire en Irak, car beaucoup dépend de l'attitude du gouvernement irakien lui-même, explique Brian Katulis, expert au Center for American Progress. La question des frappes américaines dépend beaucoup de la volonté et de la capacité du Premier ministre irakie




