Le cessez-le-feu unilatéral décrété par le président ukrainien, Petro Porochenko, dans l’est du pays est appliqué d’une curieuse manière. Depuis son entrée en vigueur, vendredi à 22 heures, au moins sept postes-frontières et plusieurs positions retranchées des forces ukrainiennes ont été attaqués par des groupes armés rebelles, faisant au moins neuf blessés dans les rangs loyalistes.
Porochenko a donné jusqu'à vendredi prochain aux autorités séparatistes pour déposer les armes. Mais celles-ci n'en ont visiblement aucune intention. Denis Pouchiline, à la tête de la «république populaire de Donetsk», a rejeté l'offre comme «n'ayant aucun sens». Pavel Goubarev, gouverneur autoproclamé de la région de Donetsk, a qualifié l'annonce du cessez-le-feu de «mensonge», en indiquant que les combats étaient incessants aux alentours de Sloviansk, un des principaux bastions des insurgés. Le président ukrainien a, lui, affirmé que la trêve ne voulait pas dire que les soldats ukrainiens ne pouvaient pas riposter pour se défendre. Aussi, rien ne laisse espérer un arrêt des combats dans les jours qui viennent.
Assise. Les négociations de ce plan de paix suscitent également de nombreuses questions. Si les quatorze points adressés par Porochenko semblent aborder l'essentiel des mécontentements locaux, le Président a refusé de discuter avec les «terroristes» et avec «ceux qui ont du sang sur les mains», préférant consulter de




