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Analyse

Frappes sur Gaza : les limites de la politique du bâton d’Israël

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En lançant son opération «Bordure protectrice» pour punir le Hamas, l’Etat hébreu risque de renforcer l’aura du mouvement palestinien.

Un bombardement dans la ville palestinienne de Rafah, près de la frontière avec l'Egypte, ce mardi. (Photo Ibraheem Abu Mustafa. Reuters)
ParAude Marcovitch
Correspondante à Tel-Aviv
Publié le 08/07/2014 à 19h56

Le fragile équilibre de voisinage entre le Hamas (à Gaza) et Israël a de nouveau basculé d’une situation d’hostilité passive à un conflit ouvert. L’élément déclencheur, cette fois, a été l’enlèvement puis le meurtre de trois jeunes Israéliens, le 12 juin en Cisjordanie, une opération apparemment conduite par des militants du Hamas. Les opérations de recherche musclées menées par l’armée israélienne, qui ont duré dix-huit jours, ont soulevé la colère des Palestiniens et été accompagnées par les salves de roquettes du Hamas tirées depuis Gaza. S’en sont suivis des raids aériens de représailles sporadiques. Puis, le kidnapping et l’assassinat d’un jeune Palestinien par des extrémistes juifs israéliens, qui ont provoqué de nouveaux mouvements de rue spontanés, ont là encore été entourés par les tirs de roquettes du Hamas, désireux de montrer son soutien à l’action populaire.

Peu à peu, l’image d’une opération israélienne de plus grande envergure a commencé à se dessiner. Et puis, un seuil a été franchi presque simultanément. Le Hamas a soudain passé le cap supérieur dans ses tirs, avec plusieurs dizaines de roquettes lancées en une heure lundi soir, alors que Tsahal lançait aussitôt son opération, baptisée «Bordure protectrice». Elle a démarré avec des raids de l’aviation sur des cibles précises dans la bande de Gaza, soutenus par des tirs de la marine.

Message. L'enchaînement des événements a un air de déjà-vu. Depuis juin 2006, date de l'enl

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