Les médias israéliens rivalisent d’inventivité pour louer «Dôme d’acier», ce système de défense antiroquettes qui mène la vie dure aux vecteurs tirés depuis la bande de Gaza par les organisations palestiniennes. Pourtant, cette arme désormais stratégique pour l’Etat hébreu a failli ne jamais voir le jour. En effet, mis à l’étude au début des années 1990 lorsque des roquettes s’abattaient régulièrement du Liban sur la Galilée, le projet a rapidement été envoyé aux oubliettes faute de crédits américains. Et parce que la hiérarchie militaire israélienne n’y croyait pas.
Il est vrai que le premier prototype avait la taille d’un immeuble de deux étages et qu’il pompait quotidiennement autant d’électricité qu’un village. En fait, il a fallu attendre la deuxième guerre du Liban, durant laquelle le Hezbollah a arrosé la moitié du territoire israélien de plus de cent roquettes et missiles par jour durant trois semaines, pour que le gouvernement d’Ehud Olmert prenne conscience de la situation. Malgré l’hostilité de l’état-major, Amir Perez, le ministre de la Défense de l’époque, a alors imposé la remise à l’étude du projet. Il a également forcé la main du ministère du Trésor pour obtenir des crédits que son successeur, Ehud Barak, a multiplié par deux.
GPS. Une batterie «Dôme d'acier» se compose d'un radar, d'une unité informatique et d'une rampe de lancement de vingt roquettes antiroquettes. Lorsque le radar détecte un vecteur «ennemi», le logiciel




