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Interview

Pour l’Occident, la difficile quête d’un cessez-le-feu

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Les principaux médiateurs des Etats-Unis et de l’UE refusent pour le moment de s’engager.

Publié le 13/07/2014 à 22h56

«A Gaza comme en Israël, la priorité absolue, c'est le cessez-le-feu», a martelé dimanche à Vienne le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, alors qu'il rencontrait ses homologues américain, britannique et allemand lors des négociations pour un accord sur le nucléaire iranien censées aboutir d'ici à dimanche prochain. Mais Gaza a aussi été sur la table afin de décider «une action internationale urgente et concertée», alors qu'au sixième jour de l'opération «Bordure protectrice» les raids israéliens se sont encore intensifiés, doublés pour la première fois d'une incursion terrestre contre des rampes de missiles. Dès ce lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, devrait se rendre en Israël, Jordanie et Cisjordanie. Son homologue italienne, Federica Mogherini, dont le pays assure ce semestre la présidence tournante de l'Union européenne, entame un périple similaire dès mardi.

Grincements de dents. Le ton des Occidentaux a changé. Les premiers communiqués se montraient pour le moins compréhensifs sur «le droit d'Israël à l'autodéfense» face aux roquettes. Ainsi, l'Elysée, à l'issue d'une conversation téléphonique entre François Hollande et Benyamin Nétanyahou, avait émis mercredi un communiqué affirmant qu'il appartient «au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population», suscitant des grincements de dents au sein du PS

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