Alors que Moscou, les séparatistes prorusses et Kiev se renvoient la responsabilité du crash du Boeing de Malaysia Airlines, qui a provoqué la mort de 298 personnes, Washington assure disposer d’éléments tendant à incriminer les rebelles ravitaillés en armes et en hommes par la Russie.
Où en est l’enquête sur le terrain ?
Vendredi après-midi, une trentaine d’enquêteurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sont arrivés en Ukraine mais, dans la soirée, ils expliquaient ne pas avoir la possibilité d’enquêter librement sur les lieux du crash. La confusion régnait, vendredi, quant à la récupération des boîtes noires de l’appareil. Quoi qu’il en soit, même si celles-ci pouvaient être analysées, elles ne permettraient pas de déterminer la cause du crash, l’avion ayant très vraisemblablement explosé en plein vol. La dispersion des débris de l’appareil sur plusieurs dizaines de kilomètres ne laisse de toute façon guère de place au doute. La thèse avancée par les séparatistes prorusses d’un raid mené par l’aviation de Kiev n’a convaincu personne.
Qui a tiré le missile sol-air ?
Les forces russes et ukrainiennes possèdent des batteries de missile sol-air de type Bouk, d’une portée de 25 000 mètres. Par ailleurs, les séparatistes prorusses ont clamé, fin juin, avoir mis la main sur des systèmes d’armement de ce type.
Au moment où il a explosé, le Boeing de Malaysia Airlines volait à u




