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Analyse

Face au conflit, la diplomatie démunie

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Egypte, Turquie, Etats-Unis, ONU… Les médiateurs habituels sont désormais soit disqualifiés soit impuissants.

Publié le 21/07/2014 à 21h06

L'impasse diplomatique reste pour le moment totale, malgré les appels de la communauté internationale. «Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza», a déclaré hier François Hollande en s'entretenant avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Barack Obama a annoncé que son secrétaire d'Etat, John Kerry, qui était arrivé lundi soir au Caire, allait pousser pour un cessez-le-feu immédiat. Convoquée d'urgence à l'appel de la Jordanie, la réunion du Conseil de sécurité, dimanche soir, n'a, sans surprise, abouti qu'à des propos de principe. Les ambassadeurs des 15 pays membres exprimant leur «grave préoccupation devant le nombre croissant de victimes» et demandant «le respect des lois humanitaires internationales sur la protection des civils».

«La priorité est un arrêt immédiat des tirs de roquettes et de l'offensive israélienne», a déclaré le représentant de la France, Gérard Araud, qui, comme ses pairs, est conscient de la nécessité de «traiter les causes profondes du conflit», selon les mots du secrétaire général adjoint de l'ONU Jeffrey Feltman, qui a fait un compte rendu de la tournée dans la région de Ban Ki-moon.

«Fin du blocus». «Gaza ne doit être ni une immense cache d'armes, ni une prison à ciel ouvert», résume Gérard Araud. Il s'agit tout à la fois d'obtenir une démilitarisation de ce territoire et la levée du bl

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