Le ciel de Tripoli s’assombrit. Et il ne s’agit pas que d’une image. Depuis lundi, deux immenses panaches de fumée noire couvrent une partie de la capitale libyenne. Un site de stockage d’hydrocarbures menace d’exploser. Au moins deux réservoirs sont en feu, soit 16 millions de litres d’essence sur une capacité totale de 90 millions de litres. Et une catastrophe humanitaire et écologique est à prévoir si les flammes atteignent les cuves de gaz du complexe.
Les autorités ont demandé aux Tripolitains logeant dans un rayon de cinq kilomètres d'évacuer la zone. Une gageure dans la situation actuelle, où deux groupes armés se livrent une bataille dans la zone pour le contrôle de l'aéroport, situé sur la même route. Ce sont d'ailleurs des missiles tirés pendant les combats qui ont provoqué les dégâts. Les habitants sont pris au piège : «Soit on reste chez nous et on attend l'explosion, soit on part mais on risque de se prendre une balle», résume Mohamed, qui vit à moins de deux kilomètres du foyer de l'incendie.
La compagnie pétrolière nationale a déclaré le feu «hors de tout contrôle». Les moyens humains et matériels sont dérisoires : à peine une centaine de pompiers et treize camions incendie tentent de maîtriser les flammes. Les autorités ont demandé une aide internationale. L'Italie et le groupe énergétique ENI ont finalement décidé, mardi, d'envoyer sept avions bombardiers d'eau, après que les affrontements se sont calmés.
Les combats opposen




