«Les mesures répressives de David Cameron en matière d'immigration» : le titre faisait mardi 29 juillet la une du quotidien conservateur britannique, le Daily Telegraph, accompagné en pages intérieures d'une longue tribune du locataire du 10, Downing Street annonçant de nouvelles mesures pour lutter à la fois contre l'immigration légale et illégale et donner la «priorité» aux Britanniques.
Le ton est donné. Le chef du gouvernement veut reprendre la main sur l’immigration, un des sujets qui préoccupent le plus les électeurs britanniques selon les derniers sondages. Dans son viseur, les élections générales de l’an prochain et un défi : ramener dans son camp tous les électeurs qui se tournés vers l’Ukip, le parti eurosceptique et anti-immigration mené par Nigel Farage, grand gagnant des européennes au mois de mai.
Coup de filet. Pour y parvenir, David Cameron a décidé d'occuper le terrain. Il a notamment participé mardi, à l'aube, à une opération de police dans une maison située à Slough, dans le sud de l'Angleterre, aux côtés d'agents chargés de l'immigration. Sept immigrés illégaux y ont été arrêtés. En marge de ce coup de filet, le chef du gouvernement britannique a déclaré : «Nous voulons un système d'immigration qui bénéficie d'abord à la Grande-Bretagne et, donc, ce que nous mettons en place aujourd'hui, c'est une série de changements qui dit aux gens : "si vous venez ici illégalement, il sera plus difficile pour v




