Des obus à fléchettes, qui, en explosant, projettent des pointes en métal de quelques centimètres. Voilà ce qu'utilise, entre autres, l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Depuis le début de l'opération «Bordure protectrice» plusieurs cas ont été signalés par des habitants aux membres du Centre palestinien pour les droits de l'homme. L'ONG locale, installée à Gaza, tente de collecter les preuves de ces utilisations. Hamdi Shaqqura, le directeur adjoint du centre, a documenté le cas d'une femme blessée «par ces tiges d'acier, très coupantes», le 17 juillet. Lors d'un bombardement de Tsahal à Khuzaa, plusieurs de ces fléchettes lui ont pénétré dans le corps, la blessant grièvement. Une technique, si elle est confirmée, «d'autant plus choquante que l'objectif n'est pas de tuer mais de faire du mal», confie un médecin de l'hôpital central de Khan Younès, où est soignée la Palestinienne dont le témoignage a été recueilli. L'équipe de terrain de l'ONG s'est rendue sur place, a pris des photos et ramené à Gaza les fléchettes en question. Hamdi Shaqqura les conserve précieusement dans un tiroir de son bureau. «Comme lors des précédentes opérations israéliennes , notamment en 2009 et 2012, nous porterons plainte dans les différentes juridictions israéliennes et même internationales s'il le faut», avance le responsable, avant de préciser qu'il tient ces preuves à disposition du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, qui a par ailleurs
Les obus à fléchettes dans le viseur de l’ONU
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Publié le 01/08/2014 à 22h06
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