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«Nous venons en tant que libérateurs de l’est de l’Ukraine»

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Le bataillon Donbass, formé dans l’Ouest et composé de volontaires, aide les forces loyalistes à reconquérir les zones tombées aux mains des prorusses.

Le bataillon Donbass, jeudi, près de la ville de Pervomaïsk. Ses membres viennent d'Ukraine, de Géorgie ou des Etats-Unis. (Photo Maks Levin. Reuters)
ParSébastien Gobert
Envoyé spécial à Popasne
Publié le 01/08/2014 à 19h46

«Et si on abattait la statue de Lénine ?» Entre deux bouffées de cigarette, le fusil-mitrailleur en bandoulière, l'homme semble grisé et explique : «Après tout, le culte qu'on lui voue est une des causes du drame que l'on connaît aujourd'hui… Je viens de Kramatorsk, j'ai vu ce que les séparatistes ont fait là-bas, je ne veux pas que cela se reproduise.» Après une brève conversation avec ses compagnons d'armes, il disparaît dans un bâtiment qui s'apparente à la salle des fêtes de Popasne. Quelques minutes passent avant qu'il ne réapparaisse avec un autre homme, tous deux vêtus en civil. «Nous sommes deux frères. On se fait appeler "Echec" et "Mat", volontaires du bataillon Donbass, mobilisés pour l'Ukraine et pour nos familles. Allons voir si on peut motiver les habitants.» Et de s'élancer vers la place Lénine, où se promènent quelques curieux. «Je ne pense pas que ce soit le bon moment pour détruire Lénine», observe, l'air dubitatif, le combattant «Aimable». Les forces ukrainiennes, dont le bataillon Donbass, ont conquis le 22 juillet cette ville de 40 000 habitants en temps de paix. Cette fois sans victime ni dégâts trop importants.

Loup-garou. «Nous ne savons jamais vraiment à quoi nous attendre avec les habitants d'une ville libérée. Jusqu'à présent, beaucoup viennent à notre rencontre, nous donnent de l'eau, des fruits, des glaces… Mais nous ne pouvons pas prendre trop de risques», commente

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