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L’Orient, berceau percé du christianisme

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Désormais dénués de protection, les chrétiens de Syrie ou d’Irak fuient l’essor d’un islam fanatique.

Publié le 04/08/2014 à 19h56

Les islamistes radicaux les accusent d'être des «croisés» et les plus fanatiques, tels les combattants de l'Etat islamique, les chassent des territoires qu'ils contrôlent, les obligeant à se convertir ou à payer un lourd impôt. Les chrétiens d'Orient, qu'il s'agisse des coptes en Egypte ou des diverses Eglises d'Irak, de Syrie ou du Liban, étaient présents bien avant la conquête musulmane en cet Orient proche qui fut le berceau du christianisme.

L'évangélisation de la Mésopotamie remonte au Ier siècle par les apôtres Thomas et Thadée. C'est en partant de la région de Ninive (Mossoul a été construite sur ses ruines) que des missionnaires chrétiens ont évangélisé une partie de l'Asie entre le VIe et le XIIe siècle. L'Eglise copte d'Egypte se veut, elle, l'héritière de l'Eglise d'Alexandrie fondée par l'évangéliste Marc en 42…

Tribut. Ce monde est aujourd'hui menacé. En tout premier lieu en Syrie et en Irak, car au bord du Nil la communauté copte, bien qu'elle aussi soumise à la pression des islamistes et affaiblie par une émigration continue, compte encore 8 millions de membres et reste numériquement la plus importante minorité chrétienne du monde arabo-musulman.

Les chrétiens de Syrie, au nombre de 2 millions avant la guerre civile, ont payé un lourd tribut. Il n’en reste presque plus dans les zones tenues par la rébellion, surtout depuis la montée en puissance des groupes jihadistes. Il est très dif

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